Le travail à travers la Bible

Chères lectrices, chers lecteurs,

« le travail c’est la santé, ne rien faire c’est la préserver », cette ritournelle est bien connue. Plus sérieusement, les livres de la Bible parlent du travail à de multiples reprises, plus souvent que nous le pensons. Sans prétendre être exhaustif sur les passages parlant du travail, voyons ce que deux exemples peuvent nous enseigner.

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Travailler la terre

L’Éternel a donné à l’homme et à la femme un jardin parfait, dès le commencement. La faute d’Adam et Ève a eu des conséquences sur le travail, qui s’avère depuis la chute un moyen laborieux de subsistance:

Gn 3.16-24

16 Il dit à la femme : J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. 17 Il dit à l’homme : Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’avais donné cet ordre : Tu n’en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C’est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie, 18 il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l’herbe des champs. 19 C’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes dans la terre, d’où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.

20 Adam donna à sa femme le nom d’Ève : car elle a été la mère de tous les vivants. 21 L’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des habits de peau, et il les en revêtit.

22 L’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement. 23 Et l’Éternel Dieu le chassa du jardin d’Eden, pour qu’il cultivât la terre, d’où il avait été pris. 24 C’est ainsi qu’il chassa Adam; et il mit à l’orient du jardin d’Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie.

Nous ne sommes plus au premiers ages de la vie, tout le monde n’est pas cultivateur, mais nous comprenons clairement pourquoi aller au travail gagner sa pitance n’est pas toujours une partie de plaisir. Avant la chute, l’homme et la femme n’étaient pas séparés de Dieu et leur travail était donc entièrement tourné vers Dieu (prendre soin de la création). Touchés par le péché, nous ne jouissons plus de cet état de grâce. Nous travaillons pour notre subsistance matérielle (nourriture, factures, un iPhone par tête, crédit immobilier ou loyer, etc…).

L’autre chose à voir, même si le message n’est pas toujours évident à faire passer, c’est que le fait d’avoir à travailler est une volonté du Seigneur. Je ne vais pas rentrer dans les détails sur ce qu’est travailler et ce qu’est ne pas travailler, j’entends simplement que depuis la chute c’est une volonté de l’Éternel que nous ayons des efforts à faire pour vivre. Ces efforts ne remettent pas en question l’amour inconditionnel que nous porte le Père, son plan pour « écraser la tête du serpent » (Gn 3.15). Ce n’est donc pas (comme cherchent à le faire croire des détracteurs de la foi chrétienne) un sadisme de la part de Dieu, qui ferait souffrir les enfants de sa création pour son seul plaisir morbide. C’est au contraire l’amour du Père, rendu évident plus tard par l’amour de son Fils Jésus, qui est ici proclamé. Le Seigneur nous connaît mieux que nous même, son plan parfait ne saurait être remis en question. Quelle que soit notre situation professionnelle nous devrions toujours nous tourner vers notre Seigneur, qui pourvoit à nos besoins selon sa volonté.

Ne plus travailler car la fin est proche?

L’apôtre Paul a, dans ses lettres, donné des consignes à des communautés diverses. Parmi les plus anciens écrits de la Bible figurent les lettres aux Thessaloniciens qui rendent compte des questions eschatologiques et des inquiétudes formulées par ces communautés. Ces inquiétudes poussaient certains, semble-t-il, à ne plus travailler.

2 Th 3.6-15

6 Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous. 7 Vous savez vous-mêmes comment il faut nous imiter, car nous n’avons pas vécu parmi vous dans le désordre. 8 Nous n’avons mangé gratuitement le pain de personne; mais, dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l’oeuvre, pour n’être à charge à aucun de vous. 9 Ce n’est pas que nous n’en eussions le droit, mais nous avons voulu vous donner en nous-mêmes un modèle à imiter. 10 Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément : Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus. 11 Nous apprenons, cependant, qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités. 12 Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement.

13 Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien. 14 Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte. 15 Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère.

L’exhortation de l’apôtre est forte et invite les thessaloniciens à ne pas se laisser aller. Certes les propos de Paul datent du premier siècle de notre ère et nous pourrions avoir tendance à penser qu’il s’agit de recommandations d’un autre temps. Quelle erreur! Si effectivement certains aspects de la prédication de Paul sont circonstanciés, la plupart de ses exhortations résonnent de nos jours et nous reconnaissons en lui un authentique apôtre du Seigneur, autorité forte qu’il rappelle à plusieurs reprises et au début de la plupart de ses lettres. Nous ne sommes pas, loin de là, invités à entrer en rébellion face au monde du travail (certes imparfait…) et poussés à ne plus rien faire de nos dix doigts. Le ministère de Paul a été rude à vivre, entre les nombreux voyages, l’oppositions dans les communautés, le confort précaire en déplacement qu’on imagine, etc… Ce qui matériellement est net c’est que ce ministère a été un ministère d’action pour le Seigneur. Même si nous pensons que la fin est proche, que le Seigneur revient bientôt (le plus tôt sera le mieux!), travailler est un principe vital voulu par l’Éternel, depuis l’aube de l’humanité.

La flemme et l’envie de rien faire, de se laisser aller, est une tragédie et peut empêcher un homme (ou une femme) de profiter des bienfaits offerts par le Seigneur. Si la flemme relève parfois d’une réelle mauvaise volonté, en revanche certaines personnes souffrent de ne pas pouvoir travailler et peu à peu tombent dans une sorte de résignation. Je vous propose de prier pour ces personnes, vous en connaissez peut-être dans votre entourage. Prions pour nos proches qui recherchent du travail, qui sont sur le point de se décourager, de tout laisser tomber. Puisse le Seigneur leur donner le coup de fouet et l’envie de profiter des bienfaits de la création et faire en sorte qu’ils parviennent à trouver le travail qui leur conviendra.

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