Les animaux à travers la Bible

Chères lectrices, chers lecteurs,

les animaux font partie de la création. Du petit chaton ou du lapin domestique à la viande que nous consommons et nous apporte les besoins nutritifs essentiels, les animaux occupent notre quotidien. L’Éternel a créé les animaux, je vous propose de nous pencher sur deux passages bibliques qui révèlent leur importance.

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Dieu vit que cela était bon

Les animaux sont cités très vite dans la Bible, la Genèse nous raconte leur création:

Gn 1.20-28

20 Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l’étendue du ciel. 21 Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. 22 Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux multiplient sur la terre. 23 Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.

24 Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi. 25 Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.

26 Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. 27 Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. 28 Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

La création du règne animal par Dieu est sobrement évoquée dans ces versets, qui nous donnent à voir la considération du Père pour sa création. L’homme domine sur les animaux, ce qui ne veut pas dire qu’il faut faire n’importe quoi des animaux! Nous pouvons aussi voir dans ces versets une occasion supplémentaire de louer le Seigneur pour ce qu’il nous donne. Nous avons été créés par l’Éternel avec la nécessité de nous nourrir pour vivre. Or notre nourriture provient de la chaire des animaux, créatures bénies de Dieu. Paradoxalement manger de la viande et posséder un animal domestique sont deux actions qui ont un point commun: celui d’utiliser ce que Dieu dans son infinie bonté nous donne (dans un cas pour nous nourrir, dans le second pour passer le temps). La perfection de cette création animale, sur laquelle nous dominons, nous invite à rendre grâce pour tout ce qui nous a été donné par le Seigneur.

Un âne qui parle

Le célèbre passage du Balaam est célèbre et singulier dans la Bible. En effet c’est le seul fait relaté d’un animal qui parle. Voici les versets en question:

Nb 22.21-35

21 Balaam se leva le matin, sella son ânesse, et partit avec les chefs de Moab.

22 La colère de Dieu s’enflamma, parce qu’il était parti; et l’ange de l’Éternel se plaça sur le chemin, pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse, et ses deux serviteurs étaient avec lui. 23 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main; elle se détourna du chemin et alla dans les champs. Balaam frappa l’ânesse pour la ramener dans le chemin. 24 L’ange de l’Éternel se plaça dans un sentier entre les vignes; il y avait un mur de chaque côté. 25 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel; elle se serra contre le mur, et pressa le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau. 26 L’ange de l’Éternel passa plus loin, et se plaça dans un lieu où il n’y avait point d’espace pour se détourner à droite ou à gauche. 27 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel, et elle s’abattit sous Balaam. La colère de Balaam s’enflamma, et il frappa l’ânesse avec un bâton.

28 L’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ? 29 Balaam répondit à l’ânesse : C’est parce que tu t’es moquée de moi; si j’avais une épée dans la main, je te tuerais à l’instant. 30 L’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu’à ce jour ? Ai-je l’habitude de te faire ainsi? Et il répondit : Non.

31 L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l’ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main; et il s’inclina, et se prosterna sur son visage. 32 L’ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi. 33 L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie. 34 Balaam dit à l’ange de l’Éternel : J’ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé au-devant de moi sur le chemin; et maintenant, si tu me désapprouves, je m’en retournerai. 35 L’ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes; mais tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam alla avec les chefs de Balak.

L’Éternel se sert de ses créatures comme il l’entend. Dans l’extrait ci-dessus l’âne renforce le fait que Balaam a moins de discernement spirituel que sa monture, une simple bête de somme. L’ânesse met en lumière l’aveuglement spirituel d’un homme, qui aura la grâce de se faire ouvrir les yeux par le Seigneur, « L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l’ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main; et il s’inclina, et se prosterna sur son visage » (Nb 22.31).

L’animal a été utilisé dans la littérature pour mettre en évidence des travers de l’être humain. C’était le cas au moyen-âge avec le Roman de Renard, où les aventures des animaux montraient une vision critique de la cour du Roi. On peut citer les fables de La Fontaine qui croquent le XVIIe siècle et ses mauvaises manières. Plus proche de nous, l’écrivain britannique George Orwell, avec son roman La ferme des Animaux, a produit une critique du totalitarisme soviétique, les bolcheviques étant représentés par des cochons.

Quoi qu’il en soit nous constatons que la Bible est première dans bien des domaines! Avant nos causes humanitaires contemporaines, elle manifeste l’amour de Dieu pour sa création animalière. Avant Orwell et la littérature médiévale, elle montre Dieu se servant d’un animal pour signifier l’aveuglement spirituel d’un homme. Les animaux ne sont pas LE sujet de la Bible, c’est vrai. Cependant les animaux sont dans la Bible! Pourquoi ne pas essayer de discerner par la prière ce que Dieu a voulu nous laisser en les créant?

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