Le livre de l’Ecclésiaste, remède en ces temps difficiles?

Chères lectrices, chers lecteurs,

l’Éternel nous connaît par cœur, nos travers et nos faiblesses. La période que nous traversons est relativement incertaine si on observe un peu la situation géopolitique mondiale. Comme nous allons voir le livre de l’Ecclésiaste regorge de munitions pour nous aider en cette période difficile. Nous allons nous focaliser sur le premier chapitre.

bible

Le livre de l’Ecclésiaste

Le livre de l’Ecclésiaste est attribué selon plusieurs traditions à Salomon en raison du premier verset, « Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem » (Ec 1.1). La chose paraît limpide. Cependant il y a de bonnes raisons de penser que la rédaction de ce livre date de la période Perse, probablement au Ve siècle. « Fils de » dans le vocabulaire biblique n’indique pas nécessairement la personne dont on est le père et peut s’entendre comme « descendant de ». Il y a dans le texte une allusion à un certain nombres de chefs de Jérusalem avant l’Ecclésiaste, « j’ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem » (Ec 1.16), or Salomon n’est que le deuxième roi davidique ayant régné sur la ville. L’introduction de la Bible du Semeur ajoute un élément intéressant, « la présence de deux mots qui semblent d’origine perse, le mot rendu par ‘vergers’ en Ec 2.5 et un terme signifiant ‘décret (de sanction)’ en Ec 8.11, donne à penser que le livre a été rédigé à l’époque post-exilique, sous l’empire Perse ».

Le prologue – Ec 1.1-11

1 Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.

2 Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.

3 Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ? 4 Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours. 5 Le soleil se lève, le soleil se couche; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau. 6 Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits. 7 Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent. 8 Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.

9 Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. 10 S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. 11 On ne se souvient pas de ce qui est ancien; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

L’époque à laquelle nous vivons est-elle la pire de toutes?

Le contexte géopolitique est inquiétant, c’est indéniable. A l’échelle de la France la vie est difficile pour beaucoup, les situations précaires sont légion. Un propos de ce prologue peut sembler, contrairement à l’intention de cet article, mettre du plomb au moral, « quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil? » (Ec 1.3). Cette question est presque rhétorique, la suite du texte indiquant que malgré nos petites agitations rien ne change ici-bas. Une façon démoralisante de prendre ce texte serait donc d’y voir du fatalisme quant à notre situation présente. Au contraire, c’est le signe de la victoire pour les brebis du Seigneur.

Le signe de la victoire en ce sens que ces propos de l’Ecclésiaste doivent nous conforter dans notre foi que le seul à même de nous relever ce n’est pas un être humain, ce n’est pas nous même, c’est le Seigneur. Plutôt que de nous communiquer un plan d’action détaillé sur comment sortir de notre morosité le livre de l’Ecclésiaste commence par nous inviter à relativiser l’oeuvre purement humaine. Les brebis du Seigneur pourront voir dans ce prologue la confirmation que seule l’oeuvre de l’Éternel à travers la foi  en son Fils Jésus-Christ est à même de vaincre nos maux. Loin d’être démoralisant ces premiers mots sont donc une réjouissance et alimentent notre foi en la justice de l’Éternel, seule valable.

Tout est vanité et poursuite du vent – Ec 1.12-18

12 Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem. 13 J’ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme. 14 J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil; Et voici, tout est vanité et poursuite du vent. 15 Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté. 16 J’ai dit en mon cœur : Voici, j’ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de science. 17 J’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent. 18 Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.

Folie et philosophies humaines, les moulins à vent modernes

L’Ecclésiaste mentionne son échec dans la recherche de discerner ce qui est fou ou sage, « j’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent » (Ec 1.17). La seule chose qui ne passera pas ce sont les paroles du Seigneur, tout le reste est relatif. Il y a différentes philosophies, manières d’appréhender tel ou tel sujet, cependant ça ne pèse pas lourd dans la balance face au dessein immuable de Dieu. Avec ces propos de l’Ecclésiaste nous pouvons presque dire que les systèmes humains et philosophiques aussi sophistiquées soient-ils sont finalement des moulins à vent. Une brebis du Seigneur n’est pas Don Quichotte!

Plutôt que de partir en bataille contre ces moulins à vent que sont les idéologies, le Seigneur nous invite à chercher les réponses auprès de lui. Dans sa grâce il ne nous a pas laissé désarmés face aux obstacles, « revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable » (Ep 6.11).

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2 réflexions au sujet de « Le livre de l’Ecclésiaste, remède en ces temps difficiles? »

  1. Maria Istoc

    Oui; en effet il y a certains chercheurs qui font des efforts considérable pour nous convaincre que les textes de l’AT et de NT ont été rédige tardivement, je suis en train de travailler sur la datation des textes de L’AT mes leurs efforts ne me semblent pas convaincantes car l’appui est presque inexistant. En tout cas merci pour cette méditation.

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    1. satch669 Auteur de l’article

      Bonjour Maria!

      effectivement il existe un courant qui nie les dates des Écritures et en font des textes très tardifs.

      Je prie pour que vos travaux portent leurs fruits!

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